Session Coin Coin à Cachou !

dimanche 30 septembre 2007.
 

Il n’est nul besoin de comparer une vague à une autre ni de préciser quelle est la plus belle vague ou la meilleure. Chaque vague est unique... Chaque banc de sable est unique... Chaque session est unique... Les textes et photos éditées dans nos articles sont uniquement les témoins de moments ponctuels zé mémorables (positivement ou négativement !) que nous décidons de partager avec nos très précieux lecteurs. Il y a des sessions dont nous n’avons aucune image et qui pourtant auraient mérité des articles longs comme les bras après une longue session... et il y a des articles qui n’auraient peut-être pas mérité autant de publicité... (enfin pas sur chevauchonde !!!) C’est l’opportunité qui va susciter ou non la prise de photos et la possibilité d’une article pour illustrer ces instants uniques.

La plupart du temps, j’essaie de na pas tomber dans la banalité des articles que l’on peut lire dans certains torchons « surfistiques » en vente dans la plupart des kiosques... Je préfère cent fois mettre en scène de petites histoires qui résument non seulement la session en question mais surtout le « before » et « l’after » pour parler ché-bran !!! Le Surf, ce n’est pas seulement gueuler comme un putois à la sortie de chaque vagues ; mais c’est surtout un état d’esprit, un art de vivre, un respect, une quête, une préparation mentale et physique, des rencontres au détour d’un chemin, un joli coin de dune, une bestiole effarouchée à la vue des gugus « armés » d’os de seiche géants, un rayon d’soleil dans la brume sur la bruyère, etc etc Le Surf, c’est aussi le calme avant « l’affrontement » ; c’est le grondement des vagues perceptible depuis le parking ; c’est le vent qui est encore de terre quand on sort de la voiture ; c’est un ciel qui se couvre étrangement ; c’est une longue marche fatigante avant d’arriver à l’ENDROIT magique... le fameux Sikret Spot où ne se réunissent que certains passionnés dévorés par cette sensation unique et incomparable de la glisse sur cet élément magique et imprévisible.

Bon OK OK, j’y viens... Nous voilà de retour à Cachou. C’était une journée mémorable comme c’est souvent le cas vers la fin septembre lorsque les éléments commencent à annoncer les couleurs de l’automne : grandes marées, premières dépressions nord-atlantique musclées, températures encore estivales, vent d’autan toute la journée, premières migrations d’oiseaux, les arbouses flamboyantes et les premiers champignons tant convoités par ici...

Les prévisions étaient excellentes et les webcams du jour laissaient entrevoir une journée magique. Mon ami Choubaka m’attendait et j’ai eu juste le temps de charger the magic board dans sa belle voiture que nous voilà filant entre les pins. Une petite heure plus tard, arrivée à Cachou et à notre grande surprise, il y avait très peu de voitures sur le parking et le vent faisait toujours voler les cheveux vers l’Océan, Hmmmmmmmmmm...

Une des grandes qualités des plages landaises et girondines, c’est qu’il suffit de marcher un peu pour s’éloigner des foules pour trouver un endroit magique et désert. Qu’à c’la n’tienne, on charge les mules et Hop, nous voilà partis pour vingt minutes de marche dans les aiguilles sous les pins et dans le sable fin pour atteindre notre petit Cachou préféré !

L’arrivée en haut de la dune est toujours un moment palpitant. Le souffle coupé par la grimpette et le poids du chargement, plus un mot ne sort et les yeux cherchent les lignes d’eau et les triangles magiques... Et là ! C’est la récompense !

On n’a pas fait tout ça pour rien... on va se régaler... et on est seuls !!! La descente de la dune est bien plus aisée et déjà l’imagination rêve de trajectoires et de placements idéaux. Par contre, Windguru s’est un peu planté et il y a bien plus que le mètre vingt et la houle semble plus courte qu’annoncée. Ca sent le canard musclé et répété !

Au final, nous aurons surfé deux bonnes heures en fin de matinée et après une courte pause de restauration et de repos des zépaules, nous sommes repartis gonflés à bloc pour profiter de l’étal et du début du descendant pendant deux heures et demies. Vers 17h, le vent a forci et les vagues ont ramolli, et nous sommes sortis complètement occis !!!

Trois à l’eau et des vagues presque parfaites... enfin parfaites pour nous ! On a même eu l’occasion de se faire des politesses : « nooonnn, vas-y... Je t’en prie... Après toi... ! »

Après un petit casse-dalle en regardant le fougueux Antoine skimmer comme un furieux et quelques zétirements douloureux, il était grand temps de replier bagage et de reprendre le chemin du retour pour aller rejoindre nos gazelles respectives ;-) C’est un moment plus que pénible, avec une dune qui a l’air sans fin, les molets tendus comme des strings, le dos broyé, les yeux brûlants, les planches qui pèsent une tonne et le sable qui a l’air de coller aux pieds comme du slime !

Un dernier coup d’œil vers l’Océan et le souffle coupé, on constate que ça marche encore... mais enfin, c’est bon, on a eu notre lot de vagues... Merci à toi Oh Grand Océan, ce fut une journée magnifique... à la prochaine !!!

Après vingt minutes de marche silencieuse, c’est le retour à la voiture et près le chargement des planches, rien que pour vous, une petite photo de vos serviteurs : Choubaka et Bolly !!!

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