Le cajon - De la plage à la scène...

samedi 26 mai 2007.
 
Finalement, il sonne plutôt bien mon cajon de plage ! Et si on l’utilisait sur scène ? Exercice de sonorisation.

Utilisé en remplacement d’une batterie, le cajon est excellent et facile à fabriquer soi-même (voir l’article 56).

Mais pourquoi ne pas utiliser sa sonorité spécifique pour accompagner sur scène les sessions accoustiques ? Toute la difficulté consiste à lui assurer une prise de son adaptée.

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Bénabar : "Le Diner" ... J’ai l’air sérieux, hein ?

J’ai longuement testé différentes techniques.

1) Micro de prise d’instrument sur pied
- avantage : avec 2 micros, on arrive à équilibrer les basses (prise arrière) et les aigus (prise frontale)
- inconvéniants : nécessite 2 micros (type SM57) pour avoir un son complet. Gêne pour les pieds occasionnée par le micro frontal.

2) Micro de percussion sur pince (type Sennheiser E 904)
- avantages : mise en place simple et mouvements libres de contraintes.
- inconvéniants : la pince positionne le micro à l’entrée de l’évent du cajon -> le son reprend trop de graves. Accessoirement, le prix n’est pas très sympatique.

Les deux méthodes sont bonnes mais les inconvéniants m’ont poussé à élaborer une solution plus adaptée au cajon.

Je m’oriente donc vers une prise de son sur pince :
- facilité de mise en place,
- constance de la couleur du son même en cas de mouvement,
- pas de gêne en frontal.

Mais il me faut concevoir "ma" pince afin de pouvoir positionner le micro au bon endroit à l’intérieur du cajon.

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Le cajon, son micro et sa pince "fait maison"

Après de nombreux essai, je décide d’utiliser un micro PG57 (le petit frère du SM57 mais disponible pour 45 €uros) qui assure une bonne reprise du spectre sonore (du moins pour la scène).

La position idéale semble être inclinée vers l’angle supérieur avant du cajon, à 2 ou 3 centimètres des cordes du timbre (voir photo ci-dessus).

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Le micro et sa pince sont en place

J’ai donc fabriqué un support en polyéthylène (10 mm d’épaisseur). Au niveau de l’arceau, j’ai triplé l’épaisseur (total = 30 mm) pour le rendre plus stable et plus robuste.

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Le microPG57 sur sa pince

Sur ce support sont fixées 2 petites plaque de PVC de 3mm que j’ai thermoformé au décapeur thermique. J’obtiens ainsi une pince.

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Le microPG57 sur sa pince (vue de dessous)

Le micro est enveloppé dans une chambre à air pour éviter qu’il ne glisse et qu’il ne reprenne les vibrations du bois du cajon.


Remarques :

Cette méthode est à réserver à la scène. En studio, rien ne vaut une prise externe avec 2 micros sur pied positionnés devant et derrière le cajon.

Je tiends à préciser aussi que la méthode de prise de son interne fourni un "gros" son ce qui évite de devoir pousser la sensibilité du micro. On reste ainsi toujours très loin du larsen ce qui n’est pas le cas de la prise de son externe (et surtout frontale). Et voilà ! Bons concerts !!


J’avoue rester un peu flou sur pas mal de détails (entre autre les dimensions) mais tout cela est trop dépendant de la taille du cajon, de l’évent, du micro, du montage des cordes...

En concert, sur petite ou grande scène, ça marche très bien ! Il est content le Piou (sur http://www.t-chev.net/)

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