Ti cachoucachou... Ti Cachoucachou...

jeudi 2 novembre 2006.
 

Après les Landes et le Pays Basque me voilà maintenant surfeur girondin et je me suis donc très vite mis à la recherche du "sikret" spot ou du moins en quête d’un banc de sable qui marche et qui ne soit pas surpeuplé. Il y a eu des rentrées de houles régulières et des conditions météo qui m’ont permis d’explorer le coin en ayant chaque fois les conditions idéales pour que cela fonctionne. Toutefois, pendant l’été et tout au long du mois de septembre, la quasi totalité des spots du coin sont très fréquentés voir surpeuplés pour certains...

Mais j’ai trouvé qu’il y a une grande ressemblance entre la côte landaise et la côte girondine : des dunes, des pins, des aiguilles qui font mal aux pieds, des mouches plates ou caguilles pour les intimes ( !), des bancs de sable, des baïnes, du jus, des plateaux etc...

Et enfin, pris sous l’aile d’un "vieux" surfeur du coin surnommé "Choubaka" par les intimes de l’A.S.T., j’ai été présenté à un banc de sable plutôt exceptionnel. En place depuis plusieurs mois, ce banc offre des gauches et des droites à gogo en fonction de la marée et de la taille de houle. Je lui ai promis de ne pas dévoiler l’endroit du banc...

Pour ne pas trop jouer le hot local, je dirais que c’est un spot qui est à 50 minutes de Bordeaux, perdu au bout d’une route sinueuse qui débouche sur une barrière ONF qui elle-même s’ouvre sur un chemin e sable qui traverse une dune avant de faire face à l’horizon ! Si ça ce n’est pas un indice alors qu’est-ce ?!

Nous y sommes allés plusieurs fois maintenant et, excepté une fois où la session fut une partie de roulette russe, toutes les autres fois nous avons eu des sessions exceptionnelles avec des vagues creuses, rapides mais pas trop, un plan d’eau glassy, du vent de terre et surtout pas grand monde à l’eau... ça ressemble à du "sikret" spot comme description, non ?!

Le gros avantage de l’endroit est qu’il permet d’avoir le choix entre plusieurs bancs de sable et d’aller se coller que sur des droites ou que sur des gauches selon l’humeur du jour. Et même de choisir le banc sur lequel il n’y a encore personne.

Lorsque la houle dépasse 1.50 mètre, il vaut mieux se pointer sur la fin du montant et surfer sur l’étal. La mise à l’eau peut être délicate à cause des gros shore breaks réputés dans ce coin là mais en règle générale, c’est jouable... Il faut juste attendre l’accalmie et compter les séries sans trop de précipitation, mais ça, c’est valable pour tous les spots. Aussi bien pour entrer à l’eau que pour en sortir d’ailleurs !!!

L’ambiance à l’eau y est plutôt respecteuse même si l’on sent bien que les habitués du coin n’apprécient pas les nouvelles têtes. Il suffit donc de montrer que l’on n’est pas là pour se gaver sans respecter les autres... Pas de taxes ni de ragasses abusives... Surtout saluer tout le monde en entrant à l’eau et ne pas attaquer comme un malade d’entrée... Enfin, on connaît tous ça quand on débarque pour la première fois sur un spot un peu secret...

Il y a des vagues pour tout le monde et même bien plus de vagues qu’il n’y a de surfeur à l’eau... Donc il y a le choix et ce n’est pas la peine d’essayer de faire systématiquement l’intérieur aux autres gonzes.

Le niveau à l’eau n’y est pas phénoménal, mais ce sont plutôt des "lonesome surfers" qui viennent se faire leur petite session précieuse dans un coin perdu loin des cadors bruyants zé exubérants de Lacanau, du Porge ou de Grand Crohot.

Alors raison de plus pour faire honneur et respecter aussi bien l’endroit que les gens qui le fréquentent. FORCE et HONNEUR !

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