Magic October

mercredi 26 octobre 2005.
 

Chaque année, le début de l’automne est l’une des périodes les plus attendues de l’année par de nombreux surfeurs. Septembre, Octobre et Novembre riment avec de grosses rentrées de houle et le début des belles dépressions nord-atlantique.

C’est la saison pendant laquelle le grand sud-ouest de la France est souvent protégé par un bel anti-cyclone et subit en même temps les assauts des premières dépressions d’ouest et de nord-ouest.

L’anti-cyclone des Açores empêche le mauvais temps de pénétrer sur l’Aquitaine mais permet aux vagues d’arriver sur les côtes tout en bénéficiant de conditions climatiques exceptionnelles : vent d’autan, températures de l’air et de l’eau encore très douces, journées encore longues, plan d’eau glassy...

Donc le port du shorty est encore tolérable (eau à 18°-19°) et il n’est pas rare d’observer et de se faire de longs tubes (enfin pour les meilleurs !) ou en tout cas, de la houle bien longue qui autorise des rides interminables et des « zizounettes » acrobatiques pour les cascadeurs !

Cette année, septembre a fait patienter les plus fidèles jusqu’en octobre et depuis le début du mois, l’Océan nous a plus que gâté ! Y a qu’à voir les photos des articles du « Grand Pardon » et de « Braquage à Sikret Spot » ! Et pour ne pas en rester là, voici quelques extraits des sessions de cette dernière semaine d’octobre !

Des conditions plus que parfaites : une houle longue générée par une dépression de 970 Hp plein ouest et un anti-cyclone à 1025 sur la Méditerranée. Résultats : vent d’autan tiède et très régulier de secteur sud-est, un plan d’eau lisse, des vagues creuses et rapides, la température de l’air à 26° et de l’eau à 19°, des couchers de soleil aux couleurs indiennes, des vagues entre 1,50 m et 2,50 m selon les plages avec de temps en temps de grosses séries qui décalent et pas trop de monde à l’eau ( !).

Je n’arriverai pas à rivaliser avec les photos et les conditions exceptionnelles du braquage de Steph, mais je vous laisse simplement imaginer le type de vagues dont a bénéficié Bidart ces derniers jours. Alors voilà brièvement une petite présentation du spot de Bidart et une série de photos qui ont été prises à la CENTRALE DE BIDART cette dernière semaine du MAGIC OCTOBER !

Bidart est une petite ville côtière située entre Biarritz et Guéthary et qui jouit d’une longue plage de sable fortifiée par des arêtes rocheuses et des falaises érodées aux couleurs magnifiques.

Avec une orientation WNW, cette petite station fonctionne bien par petit temps et résiste jusqu’à un bon 2 mètres, au-delà le spot sature et la plupart du temps ça ferme en barre et ça décale méchamment ! (Jojo en a gardé un souvenir douloureux : hein Djo ?!)

A marée haute, ça ne fonctionne presque pas ou par petit coefficient et il faut faire gaffe au gros shore break ! A marée basse, ça marche pas mal mais il vaut mieux attendre le premier tiers montant ou le dernier tiers descendant pour éviter les fermetures trop rapides ! Ziiiiiiiiip !

En règle générale ça marche bien du mi-descendant au mi montant, après ça ramollit et c’est moins creux. Sans vent ou en vent offshore, c’est génial, sinon ça clapote souvent et le plan d’eau devient haché.

Ce n’est pas une plage protégée par une baie ou une crique comme Laffitenia ou Cénitz, donc y a souvent du courant sur les échanges de marées et il vaut mieux se fixer de bons repères sur la terre ferme pour ne pas se faire déporter dans des zones indésirables : point d’impact ou écueils rocheux acérés !

C’est un spot multi-pics avec des gauches et des droites à choisir en fonction de ses préférences. L’Uhabia au sud, la Centrale et les Falaises au nord offrent un grand choix de glisse pour tous les niveaux.

Le localisme ne se fait pas trop ressentir à la différence de Guéthary ou Laffitenia et l’ambiance à l’eau est plutôt fair-ply. C’est une plage surpeuplée en été car c’est du sable et bien surveillé et Bidart est très souvent le jardin préféré des écoles de surf tout comme Hendaye.

Point d’vue propreté de l’eau, de sud de Bidart se voit salit par la rivière Uhabia qui est souvent très polluée par la petite zone industrielle et les agriculteurs en amont qui profitent des grandes marées ou fortes pluies pour se débarrasser de « déchets » encombrants (liquides et solides !) donc pendant et après de fortes averses il vaut mieux ne pas boire la tasse et prendre une bonne douche en sortant de l’eau !

La plage est d’ailleurs classée Pavillon Noir par la Surfrider Foundation. Mais tout cela ne décourage pas les passionnés et ces petits inconvénients n’empêchent pas Bidart d’offrir des possibilités de surf excellentes.

Et pour conclure, Bidart est également un des terrains de jeu favoris de nos amis parapentistes et aéro-modélistes grâce au vent laminaire très régulier qui vient lécher les falaises et autoriser de longs vols le long des pentes abruptes de la petite station.

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