Ile Papillon

jeudi 29 septembre 2005.
 

Cet été, comme mes petits “collègues” de plage l’ont remarqué, j’ai déserté le secret spot landais pour profiter d’une opportunité extraordinaire et me faire inviter en GUADELOUPE.

Au départ, les vacances ne devaient pas être une destination surf, mais mon hôte et ami d’enfance, j’ai nommé Steph Le Bien Heureux, est aussi passionné que je le suis par l’Océan... Et donc, comme une mauvaise habitude ou un défaut “professionnel”, chaque plage, chaque anse, chaque baie, chaque visite est vite devenue l’occasion de repérer une vague qui déroule ou un pic potentiel...

La Guadeloupe ne “profite” pas comme la France des grosses dépressions de l’Atlantique Nord, mais par contre tous les gros coups d’vent, tempêtes tropicales ou cyclones en tout genre qui passent par le Tropique du Cancer à proximité des Antilles ou sur la Mer des Caraïbes, envoient de façon plus ou moins régulière mais malheureusement très éphémère des conditions de vagues extrêment appréciables.

La plupart du temps, les fonds se composent de récifs coralliens ou de dalles rocheuses souvent recouvertes de patates de corail et de nombreux oursins. Et de ce fait, même petites les vagues sont assez creuses et rapides ne laissant pas toujours le temps de faire les “zizounettes” acrobatiques que l’on voit dans les magazines ! Enfin, je parle pour moi ! La mise à l’eau est la plupart du temps très facile, mais sur certains spots un peu “chauds”, il faut sauter des rochers et pour sortir c’est un peu coton... mais il suffit de suivre les autres !!!

Aussi, la température ne descendant jamais en dessous de 24° et celle de l’eau jamais en dessous de 26°, le port du short suffit. Entre l’heure du midi (de 11h à 15h) le port du lycra est nécessaire pour se protéger du soleil qui est très piquant sous cette latitude.

Toute la façade EST fonctionne très bien et il y a de nombreuses anses bien orientées où il y a de la vague. La côte SUD-EST fonctionne également très bien car le mauvais temps tropical vient souvent par l’OUEST et je dirais même en venant du SUD-OUEST et en remontant vers le NORD des Caraïbes.

Certains spots sont très connus comme LE MOULE ou SAINT-LOUIS et d’autres moins connus mais tout aussi excellents comme SALLABOUELLE, LE HELLEUX, ANSE B, etc

Il y a presque jamais de courant ni de barre à franchir (sauf quand c’est très gros !), chaque vague est accessible à la rame et arriver au pic les cheveux secs est fait partie des petits plaisirs de là bas.

Point de vue fréquentation des spots, il n’y a pas beaucoup de monde à l’eau et l’ambiance est généralement très bonne... Tout le monde se connaît ou s’est déjà aperçu, et le localisme, si fréquent sur nos côtes françaises, est totalement inexistant. Il y en a pour tous les goûts, aussi bien que pour les longboarders, shortboarders et bodyboarders.

Pour la faune aquatique, il n’y a ni requin ni monstre marin dangereux, seuls les oursins et poissons pierre (et parfois les méduses) posent un réel problème. En règle générale, il faut éviter de poser le pied au sol, que ce soit du rocher ou du corail. J’avais même opté pour les chaussons les trois derniers jours de vacances car il y avait des grosses conditions (merci Katrina) et Le Spot qui marchait à merveilles était l’Anse Sallabouelle. Cette anse oblige à sauter dans l’eau de l’extrême extrémité d’un rocher acéré et la sortie se fait par une petite plage large de quelques mètres entre des gros cailloux également très coupants !

En tout cas, ce fut un voyage “initiatique” très enrichissant et la découverte du surf de récif plutôt accessible et avec des conditions météo tropicales marque à jamais le cœur des surfeurs courageux zé téméraires comme nous qui bravons l’Océan par tous temps et toutes conditions !

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